news :
08 mai 2008 - Il y a quelques mois, nous avons enregistré 3 titres qui devraient sortir sous forme d'un 9" en juin prochain (y a un titre pré-mixé à télécharger ici si ça vous tente). La démo est toujours dispo, mais vous pouvez aussi la télécharger ici. Une petite tournée en Italie, Slovénie et Croatie devrait suivre en août prochain avec nos compères de Face Up To It!..


concerts / shows :

18 juillet 2008 @ l'inca (bordeaux) + syn*error (germany)

----------------------------------
07 avril 2007 @ l'athénée libertaire (bordeaux) + daïtro + dona maldad (venezuela)
22 avril 2007 @ l'inca (bordeaux) + swy + aguirre
08 juin 2007 @ villa ortuño (logroño) + face up to it
09 juin 2007 @ gaztetxe udondo (leoia) + face up to it + crickbat
10 juin 2007 @ mogambo (donostia) + face up to it + metralleta

contact :
kiss_the_bottle33@yahoo.fr

 

paroles / lyrics :

01 - Chambres avec vue  (mp3)
J'ai vu des chambres d'hotel sans vue
où l'on compte le temps,
le temps où la vue se paye comptant.
Et ma vie au travers des vitres d'un train,
entre deux wagons, le dos au mur,
et j'ai bu à la même allure,
dans d'autres trains sans plus d'allure,
assez pour oublier les nuits passées,
dans la sueur, les râles et les cris des rails.

02 - Sale novembre (mp3)
Sale novembre, des cordes pendent et leurs pendus bandent.
Cet hiver, des rivières, du sang,
balaieront les stigmates, les restes.
Elle est sévère cette saison.
Le silence, le froid et un vent brûlant,
carressent des joues rougissantes.
Et chacun un peu pillard, fossoyeur à plein temps,
picolera quand renaîtra le printemps.

03 - Les pestiférés (mp3)
Et la ville, c'est comme mort.
Des locomotives folles fendent le goudron fumant,
des lignes électriques amputées ricanent plus sûrement,
des vieux cordages craquent sous la chaleur, suintants.
La vie régule, auto-régule, je régule, qu'ils réculent.
Les pestiférés.
Parmi des colonies d'araignées,
de la tête aux pieds, de la cave au grenier,
crachent des mots à qui peut les rire,
mais cachent des pensées bien pires,
attendant comme hier, le cul sur le trottoir,
quand le prochain orage portera d'autres histoires.

04 - Le tabac froid   (mp3)
Cette nuit, les chars sont gris,
des sapeurs cherchent des appuis,
mais la pluie endort leurs corps.
Le tabac froid, l'unique odeur,
la vapeur des morts,
retombe sur quelques corps,
ancrés dans la boue, leur seul trésor,
d'où sortent encore des volutes d'alcool.

05 - Les chiens empaillés (mp3)
Un gars comme on en fait pas,
des sous-mariniers décontenancés,
un vieux cargo croisant pavillon rouillé,
des plages condamnées qui ne connaissent que marée basse.
Sur le point de rajeunir, des chiens empaillés.
Sur les quais, au risque d'être décrié,
un café pourri, des épaves et les vieux chiens empaillés.
Entre eux, quelques cendriers.
Dans les mégots, des poumons,
dans la merde, des champions
promus au rang de la faillite.
Et des gars comme on en fait pas,
à l'halène des vieux chiens empaillés.

06 - Sévèrement dosé

Ruiné, même ravagé, peut-être dévasté,
quand même planté,
debout, sur deux pieds.
Vomi, même saigné, peut-être éteint,
quand même respirant, vivant, sur de soi.
Loin du monde loin, au rythme de quelques
gorgées sévèrement dosées.
Subtilement posée, la foule et soudain un point de côté.
Les poumons percés, les dents défoncés,
les deux bras rivés, à même le lit sanglé.
Respirateur, c'est la fin, c'est mort.
La fièvre, la gorge, le cou glonflé, prêt à exploser.
En une journée crever, juste le temps de signifier qu'on va crever.
Juste le temps de paniquer, de refuser de refuser,
de se faire voler un reste de dignité.
Et j'ai même pas su le reconnaître
quand il a fallut l'enterrer.

07 - Ukrajna (mp3)
Entassés dans un bus encombré sur des routes
délabrées, ennivrés par les heures, déroutés.
C'est dans une ville oubliée, que tout a dégénéré.
Sur nos cartes impossibles à déchiffrer,
où quelques livres avaient pû passer.
On a même réussi à trouver à boire, de cet huile
de vidange qui pu nous conduire jusque tard.
Sans trop vouloir refaire surface, vallait mieux continuer
à s'enfoncer, dans ce pays comme dans une ville oubliée,
où quelques livres avaient pû passer

08 - Plein est
Plein est, plusieurs années de voie ferrée,
nos culs posés sur un banc au bois glacé.
Une lame, un briquet, un crayon et du papier.
Et puis l'ivresse qui ne voudra jamais nous quitter,
la wodka dit toujours la vérité.
Une armée d'assoifés, ivres de pouvoir s'arrêter,
boivent à la santé des maisons en bois,
que la gueule d'acier feint d'avaler.